mercredi 25 septembre 2013

Les pigeons


Je me suis toujours demandé si les pigeons avaient le sens de l'humour. Cette façon qu'ils ont de voler droit sur vous et, au dernier moment, dévier légèrement la courbe de leur vol pour simplement vous effleurer le crane. Vous éviter de justesse après vous avoir fait craindre la collision. Vous faire peur.

Pas plus tard que ce matin, un groupe égaillé sur la chaussée, sans doute à la recherche de quoi becqueter. Quand, déboule au coin de la rue une puissante berline. A son volant, un homme imposant. Allez, disons le : gros. Un gros homme qui conduit sa voiture de manière autoritaire. Le moteur ronfle, la voiture fonce. Virage sur les chapeaux de roues. Couic ! Deux piafs collés au sol, juste devant moi. Affolés, ceux qui peuvent s'échapper prennent la poudre d'escampette. Aucun ne reviendra constater les dégâts : deux pauvres flaques de plumes et de sang qui tentent encore de relever la tête, de bouger les ailes. Pas un pour les aider.

Je ne sais pas si les pigeons ont de l'humour. Mais je note qu'ils ne sont pas très solidaires.