vendredi 14 décembre 2012

Z

Il était tard. Les transports avaient fini leur service.

Je proposais :
- "Viens dormir à la maison, je peux t'héberger".
Elle tiquait. C'était ambigu, sans doute. J'ajoutais :
- "J'ai plusieurs lits, ne t'inquiète pas.
On ne dormira pas ensemble, aucun souci.
Si on dort ensemble, je ne te toucherai pas.
Si je te touche, je ne sauterai pas.
Si je te saute, je ne t'embrasserai pas.
Si je t'embrasse, je n'y penserai pas.
Pour ne pas y penser, on n'aura qu'à parler politique".

Elle acquiesça et s'accrocha à mon bras. Les filles aiment toujours parler politique.