samedi 29 décembre 2012

Mais tu ne dors donc jamais

Il ouvrait les yeux. Elle le fixait.
Il se réveillait tard, il se réveillait tôt, il ouvrait les yeux et toujours elle avait sur lui les siens posés.
Il lui demandait "Mais tu ne dors donc jamais ?" et elle répondait "Si, je me réveille à l'instant".
Et c'était vrai : chaque fois, elle venait de s'éveiller, s'était lentement étirée, tournée sur le côté, posée sur le coude et de ses yeux l'accueillait.