samedi 4 février 2012

Sous le grand ciel (3)

Passé toute la journée la braguette ouverte. Oh mon Dieu !

Racheté un disque que j'avais déjà.

Entamé "Merci infiniment" de Lowry.

Comme le loup dans la steppe, me suis-je dit. Frôlant les arbres.

L'ai prêté.

Mon Dieu, tous ces endroits où je suis allé.

Pas revu.

Humant l'air. Vif et sec.

Impossible de me reboutonner. Signer mon forfait devant tous.

Truffe humide, yeux mi-clos. Seul. Et le vent, whouuuuu dans les branches.

Pas la laisser ouverte non plus.

Une explication de roman pour l'heure presqu'aussi confuse que le roman lui-même. Mais quel roman !

Et les feuilles, s'il en reste, qui écoutent et bruissent en écho. Murmure secret, sous le grand ciel.

L'ivresse du Consul, à tituber soi-même. Bon sang, si quelqu'un qui lit ces lignes l'a un jour commencé et laissé tomber, qu'il le reprenne. Immédiatement. Aille jusqu'au bout. Aille. Au bout. Hum... oui, vraiment.

Crac, voilà, c'est remonté. Hé ! Hé !

Reverrai jamais. Ni le type, ni le disque.

Les pensées, seules. Amies. Garces.

Bon disque, bien fait.

On s'est bousculé, tourné pour s'excuser : même geste.

La braguette alors ouverte. Et je ne le savais pas !

Et après ?